Maastricht et Schengen : ce qu’ils sont et pourquoi ils comptent encore aujourd’hui

Novembre est le mois où l’on se souvient de deux textes fondateurs qui ont profondément façonné l’Union européenne, son identité actuelle et son avenir : le traité de Maastricht et […]

Novembre est le mois où l’on se souvient de deux textes fondateurs qui ont profondément façonné l’Union européenne, son identité actuelle et son avenir : le traité de Maastricht et l’accord de Schengen. Le premier, entré en vigueur le 1er novembre 1993 et également connu sous le nom de traité sur l’Union européenne, constitue le véritable socle de l’Union telle que nous la connaissons aujourd’hui. Le second, signé à l’origine comme un simple accord et intégré officiellement dans le droit européen le 19 novembre 1997 avec le traité d’Amsterdam, a introduit l’une des caractéristiques les plus emblématiques de l’Union : la libre circulation sans frontières intérieures.


En ce qui concerne Maastricht, un statut inédit a été reconnu pour la première fois : celui de citoyen européen. Désormais, tout ressortissant d’un État membre devenait automatiquement citoyen de l’Union, avec les droits qui en découlent — notamment celui de voter et de se présenter aux élections européennes. Ce traité a aussi marqué la transition officielle de la Communauté économique européenne (CEE) vers l’Union européenne, et jeté les bases de l’union monétaire, prélude à la création de l’euro. Il a aussi instauré un principe devenu central dans le fonctionnement des institutions européennes : la codécision entre le Parlement européen et le Conseil de l’Union, renforçant ainsi le processus démocratique au sein de l’Union européenne.


L’accord de Schengen, lui, a vu le jour dans un tout autre contexte et avec un objectif différent. Il a été Signé par cinq pays — la Belgique, la France, l’Allemagne de l’Ouest, le Luxembourg et les Pays-Bas. Depuis, plus de contrôles aux frontières, plus de douanes — seulement un panneau bleu orné d’un cercle d’étoiles jaunes pour signaler le passage d’un État à l’autre. Aujourd’hui, l’espace Schengen regroupe la quasi-totalité des États membres de l’Union européenne, ainsi que l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein.


En définitive, Maastricht et Schengen incarnent deux dimensions complémentaires d’un même projet qui vise à davantage d’intégration euroéepenne. Le traité de Maastricht a défini la citoyenneté européenne sur les plans juridique et politique, tandis que Schengen lui a donné une réalité tangible, permettant aux citoyens de vivre l’Europe au quotidien comme un espace de droits, d’opportunités et de mobilité.

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